SKI-CLUB GRIMISUAT-CHAMPLAN
L'Allalinhorn (4027 m.) et la Strahlhorn (4190 m.)
Guides: Gérald, Xavier et Raphy (Aspis) Responsable: Stan
La clique:
Claude Pralong, Raph Vuignier, son copain Léonard, Jérôme, Arnauld Roux, Hélène Bétrisey, Olivier Blandin, Eric Constantin, Damian König, Philippe Balet (phiphi), Johann Savioz, Anne-Valérie Vuigner, Pierre Schupbach, Romain Roduit


Pour grimper sur l'Allalin, c'est pas compliqué, il suffit de prendre les installations de Saas-Fee et de monter jusqu'à Mittel-Allalin. Eric toujours en quête de challenge abandonne ses skis dans la cabine de téléphérique. Heureusement que Claude et Raphy parviennent à le ramener à la raison. Il ne reste ensuite plus que 500m de dénivelé à faire. Sur le papier tout va bien.

Sauf que notre petit organisme ne supporte pas si bien de monter si vite si haut. Depuis que nous avons appris que la traduction népalaise de Diamox était:"mousse orange", nous préférons souffrir et serrer les dents.

C'est ce que tout le monde fit parce que tout le monde est arrivé au sommet pour admirer le magnifique panorama dont jouit cette montagne! Que ceux qui ont souffert de l'altitude se rassurent: ceux qui n'ont pas sentit de la fatigue, c'est parce qu'ils avaient trop froid. Bref, c'est vraiment pour mériter le petit point vert sur le site que nous somme montés là-haut. Et pour finir de dépuceler certains...

La cabane Britania nous a ouvert ses portes et ses röstis bienvenus. Mais, toujours actifs, nous sommes ressortis dans l'après-midi pour faire un exercice de sauvetage et de mouflage sous l'œil paternel de Claude, resté au chaud à la cabane.

Le souper englouti (y compris la tourte de Linz périmée) tout le monde est allé se coucher. La nuit fut paisible pour tout le monde, sauf pour ceux qui étaient à portée de hurlement de Romain. Il paraît qu'il dit des trucs en dormant, mais moi qui vous parle j'ai rien entendu. Allez savoir.

Au lendemain matin, nous avons laissé les trois fi-filles à la cabane et nous sommes partis sous un temps incertain en quête du Strahlhorn. Strahlhorn, en Inuit, ça veut dire file indienne. Et il porte bien son nom. Parce qu'il y avait du monde sur ce glacier. Notre cher président, qui se croyait au ski-test est d'ailleurs parti de la cabane avec une paire qu'il avait raflé au hasard devant la cabane. Fort heureusement pour lui, c'étaient ceux de son copain Léonard. Il a pu récuperer ses vrais skis, le temps a tourné au beau et la ballade fut agréable.

Sauf que peu avant d'arriver au Adlerpass (3789m) le vent s'est levé et le brouillard aussi (je sais jamais si quand on dit " le brouillard tombe " ça veut dire qu'il vient ou qu'il part, alors je dis qu'il s'est levé comme ça c'est pas plus clair). Si bien qu'on est arrivé dans une purée très lourde (purée de poids) et que pas grand monde ne voulait continuer à monter, surtout pas le moral.

Nous nous somme donc séparés en deux groupes : les motivés et les descendeurs. Ce que les descendeurs firent, ne sera pas relaté ici parce que pour pouvoir expliquer ce qu'il y a au sommet du Strahlhorn, j'ai du aller voir ce qu'il y avait " là-haut "

" Là-haut, il n'y a que du brouillard, il y a trop de vent et de toute façons, ça ne va pas s'arranger. " C'est ce que m'a dit un haut-valaisan déçu qui redescendait après à peine 10 min de montée. Eh ben nous on est allé quand même et c'était vrai qu'il y avait du vent et du brouillard, mais c'était pas vrai que ça n'allais pas s'arranger. Cinq minutes à peine après être arrivés au sommet (c'est le temps qu'il faut pour se débarrasser d'un Italien gênant), nous avons eu droit à L'éclaircie du siècle.

Le couvercle de brouillard s'est levé et nous avons huché (je suis pas sur de l'orthographe) de plaisir. Bon, la descente a été d'autant plus belle et la poudre d'autant meilleure. Surtout que grâce à nos descendeurs, nous n'avons eu qu'à traverser la route pour être assis dans nos voitures. Merci les gars, ça c'est du team.

Merci à Gérald, Raphy, Xavier et Stan sans qui rien n'aurait été possible. Je voudrais encore profiter de l'occasion pour féliciter Claude Pralong pour cette petite "ballade" l'année de ses 60 ans.