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Pour grimper sur l'Allalin, c'est pas compliqué, il suffit de prendre
les installations de Saas-Fee et de monter jusqu'à Mittel-Allalin.
Eric toujours en quête de challenge abandonne ses skis dans la cabine
de téléphérique. Heureusement que Claude et Raphy parviennent à
le ramener à la raison. Il ne reste ensuite plus que 500m de dénivelé
à faire. Sur le papier tout va bien.
Sauf que notre petit
organisme ne supporte pas si bien de monter si vite si haut. Depuis
que nous avons appris que la traduction népalaise de Diamox était:"mousse
orange", nous préférons souffrir et serrer les dents.
C'est ce que tout le
monde fit parce que tout le monde est arrivé au sommet pour admirer
le magnifique panorama dont jouit cette montagne! Que ceux qui ont
souffert de l'altitude se rassurent: ceux qui n'ont pas sentit de
la fatigue, c'est parce qu'ils avaient trop froid. Bref, c'est vraiment
pour mériter le petit point vert sur le site que nous somme montés
là-haut. Et pour finir de dépuceler certains...
La cabane Britania nous
a ouvert ses portes et ses röstis bienvenus. Mais, toujours actifs,
nous sommes ressortis dans l'après-midi pour faire un exercice de
sauvetage et de mouflage sous l'œil paternel de Claude, resté au
chaud à la cabane.
Le souper englouti (y
compris la tourte de Linz périmée) tout le monde est allé se coucher.
La nuit fut paisible pour tout le monde, sauf pour ceux qui étaient
à portée de hurlement de Romain. Il paraît qu'il dit des trucs en
dormant, mais moi qui vous parle j'ai rien entendu. Allez savoir.
Au lendemain matin, nous
avons laissé les trois fi-filles à la cabane et nous sommes partis
sous un temps incertain en quête du Strahlhorn. Strahlhorn, en Inuit,
ça veut dire file indienne. Et il porte bien son nom. Parce qu'il
y avait du monde sur ce glacier. Notre cher président, qui se croyait
au ski-test est d'ailleurs parti de la cabane avec une paire qu'il
avait raflé au hasard devant la cabane. Fort heureusement pour lui,
c'étaient ceux de son copain Léonard. Il a pu récuperer ses vrais
skis, le temps a tourné au beau et la ballade fut agréable.
Sauf que peu avant d'arriver
au Adlerpass (3789m) le vent s'est levé et le brouillard aussi (je
sais jamais si quand on dit " le brouillard tombe " ça veut dire
qu'il vient ou qu'il part, alors je dis qu'il s'est levé comme ça
c'est pas plus clair). Si bien qu'on est arrivé dans une purée très
lourde (purée de poids) et que pas grand monde ne voulait continuer
à monter, surtout pas le moral.
Nous nous somme donc
séparés en deux groupes : les motivés et les descendeurs. Ce que
les descendeurs firent, ne sera pas relaté ici parce que pour pouvoir
expliquer ce qu'il y a au sommet du Strahlhorn, j'ai du aller voir
ce qu'il y avait " là-haut "
" Là-haut, il n'y a que
du brouillard, il y a trop de vent et de toute façons, ça ne va
pas s'arranger. " C'est ce que m'a dit un haut-valaisan déçu qui
redescendait après à peine 10 min de montée. Eh ben nous on est
allé quand même et c'était vrai qu'il y avait du vent et du brouillard,
mais c'était pas vrai que ça n'allais pas s'arranger. Cinq minutes
à peine après être arrivés au sommet (c'est le temps qu'il faut
pour se débarrasser d'un Italien gênant), nous avons eu droit à
L'éclaircie du siècle.
Le couvercle de brouillard
s'est levé et nous avons huché (je suis pas sur de l'orthographe)
de plaisir. Bon, la descente a été d'autant plus belle et la poudre
d'autant meilleure. Surtout que grâce à nos descendeurs, nous n'avons
eu qu'à traverser la route pour être assis dans nos voitures. Merci
les gars, ça c'est du team.
Merci à Gérald,
Raphy, Xavier et Stan sans qui rien n'aurait été possible.
Je voudrais encore profiter de l'occasion pour féliciter
Claude Pralong pour cette petite "ballade" l'année
de ses 60 ans.
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