SKI-CLUB GRIMISUAT-CHAMPLAN
Les cornettes de Bise (enfin presque)
Guide: Jean-René Pouget Responsable: Stan
La clique:
Claude Pralong, Daniel Zwahlen, Pascale Schalbetter, Anne-Valérie Vuigner, Arnauld Roux, Gilles Roduit, Romain Roduit

Album photo de la sortie

Au programme pour la deuxième année consécutive (trop dangereux l'année passée) les cornettes de Bises sont une destination de rêve pour un groupe de randonnée comme le nôtre. Pour autant que la météo soit clémente. 

Selon la philosophie de notre groupe, il est évident que nous nous devions de planifier cette sortie sur deux jours (1400 m de dénivelé 'faut pas charrier!) Bref, départ le samedi du Flon dans le brouillard. Tout va bien, la route (et elle seule) est enneigée, ce qui nous permet de parvenir assez rapidement au charmant petit village de Tanay célèbre pour sa Valser. Là, nous avons pu profiter d'un joli coup d'oeil sur Les Jumelles - et non dans les jumelles - à l'occasion d'une trève de brouillard. 

Jumelles chez qui d'ailleurs nous avions réservé la nuitée. Après avoir pris possession des lieux (jamais nous n'avions été si bien logés), il a bien fallu se préoccuper de l'apéro. Chose que nous savons si bien faire. C'est dès la première bouteille ouverte que nous saluons l'arrivée de notre guide parmi nous (hasard?). Toujours est-il que le souper qui s'en suivit fut digne de l'intérêt que nous lui avons porté, et que les tartelettes au citron du dessert valent à elles seules le déplacement. 

Après un tel festin, nous n'avions que trois possibilités: chasser la raie manta dans le lac de Tanay, jouer au Gargamol ou aller nous coucher. Pascale choisit la première solution, Anne-Valérie la deuxième et tout le reste de la troupe alla se coucher. Seul Stan, monté sur piles, continua a parler tout seul une bonne demi-heure puis succomba. 

Dimanche, après un déjeuner royal, nous nous mîmes en route sous une neige qui commencait à tomber depuis en haut vers le bas. Avant même la première difficulté (le passage a gué (tappant) du ruisseau) Gilles (lopette! So dixit) commence son show dominical par ne rupture du tendeur de la peau gauche. Tragique! Par chance, une des voitures balais avait une paire de peaux de rechange. Abandon évité de justesse. 

Ce n'est que partie remise, car 100m plus haut, il continue à se faire remarquer en pliant ingénieusement ses cales talonières selon la ligne pointillée (comme sur le mode d'emploi). Ce qui lui vaut une bonne colère et un chaplet d'injures en pénitance. De rage, il veut se planter un couteau dans le ventre, mais Stan le convainc de les mettre plutôt sous la fixation. 

Deuxième abandon évité. Tous les bolides sont encore dans la course. Plus la neige tombe, plus nous sommes mouillés (certains plus que d'autres) et surtout, plus elle s'entasse sur le sol, n'est-ce pas. Ce qui a pour conséquence d'augmenter le risque d'avalanche. C'est le principe de la balance à plateaux: si de la neige tombe dans un des plateaux, le risque d'avalanche, qui est dans l'autre plateau, monte. Logique non? 

Bref, ceci conduit notre conseil des sages (Jean-René, Stan et Denis) à consulter l'oracle GPS sur la décision à prendre 300 mètres avant le sommet. Après dix minutes de patience, l'oracle se révèle aussi muet qu'une raie manta et la décision logique de faire demi-tour est prise. Ce qui nous console, c'est que nous décidons à l'unanimité moins deux voix de mettre la faute sur les filles pour ne pas avoir à subir les quolibets de la presse. 

La descente dans la neige qui tombe toujours plus vers en bas nous confirme que la décision sus-mentionnée était sage. Après un vin chaud sans plomb chez Nicole, nous sommes redescendus jusqu'au Flon en un clin d'oeil, et nous avons profité de la pluie pour écluser discrètement deux bouteilles sur le parking. 

Malgré tout, le plaisir était une fois de plus des nôtres et le goût de l'exploit sur nos lèvres. 

La maxime du jour est donc: "En essayant continuellement, on finit par réussir. Donc plus ça rate, plus on a de chances de réussir."