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Au programme pour la deuxième année
consécutive (trop dangereux l'année passée)
les cornettes de Bises sont une destination de rêve pour un
groupe de randonnée comme le nôtre. Pour autant que
la météo soit clémente.
Selon la philosophie de notre
groupe, il est évident que nous nous devions de planifier
cette sortie sur deux jours (1400 m de dénivelé 'faut
pas charrier!) Bref, départ le samedi du Flon dans le brouillard.
Tout va bien, la route (et elle seule) est enneigée, ce qui
nous permet de parvenir assez rapidement au charmant petit village
de Tanay célèbre pour sa Valser. Là, nous avons
pu profiter d'un joli coup d'oeil sur Les Jumelles - et non dans
les jumelles - à l'occasion d'une trève de brouillard.
Jumelles chez qui d'ailleurs
nous avions réservé la nuitée. Après
avoir pris possession des lieux (jamais nous n'avions été
si bien logés), il a bien fallu se préoccuper de l'apéro.
Chose que nous savons si bien faire. C'est dès la première
bouteille ouverte que nous saluons l'arrivée de notre guide
parmi nous (hasard?). Toujours est-il que le souper qui s'en suivit
fut digne de l'intérêt que nous lui avons porté,
et que les tartelettes au citron du dessert valent à elles
seules le déplacement.
Après un tel festin,
nous n'avions que trois possibilités: chasser la raie manta
dans le lac de Tanay, jouer au Gargamol ou aller nous coucher. Pascale
choisit la première solution, Anne-Valérie la deuxième
et tout le reste de la troupe alla se coucher. Seul Stan, monté
sur piles, continua a parler tout seul une bonne demi-heure puis
succomba.
Dimanche, après un déjeuner
royal, nous nous mîmes en route sous une neige qui commencait
à tomber depuis en haut vers le bas. Avant même la
première difficulté (le passage a gué (tappant)
du ruisseau) Gilles (lopette! So dixit) commence son show dominical
par ne rupture du tendeur de la peau gauche. Tragique! Par chance,
une des voitures balais avait une paire de peaux de rechange. Abandon
évité de justesse.
Ce n'est que partie remise,
car 100m plus haut, il continue à se faire remarquer en pliant
ingénieusement ses cales talonières selon la ligne
pointillée (comme sur le mode d'emploi). Ce qui lui vaut
une bonne colère et un chaplet d'injures en pénitance.
De rage, il veut se planter un couteau dans le ventre, mais Stan
le convainc de les mettre plutôt sous la fixation.
Deuxième abandon évité.
Tous les bolides sont encore dans la course. Plus la neige tombe,
plus nous sommes mouillés (certains plus que d'autres) et
surtout, plus elle s'entasse sur le sol, n'est-ce pas. Ce qui a
pour conséquence d'augmenter le risque d'avalanche. C'est
le principe de la balance à plateaux: si de la neige tombe
dans un des plateaux, le risque d'avalanche, qui est dans l'autre
plateau, monte. Logique non?
Bref, ceci conduit notre conseil
des sages (Jean-René, Stan et Denis) à consulter l'oracle
GPS sur la décision à prendre 300 mètres avant
le sommet. Après dix minutes de patience, l'oracle se révèle
aussi muet qu'une raie manta et la décision logique de faire
demi-tour est prise. Ce qui nous console, c'est que nous décidons
à l'unanimité moins deux voix de mettre la faute sur
les filles pour ne pas avoir à subir les quolibets de la
presse.
La descente dans la neige qui
tombe toujours plus vers en bas nous confirme que la décision
sus-mentionnée était sage. Après un vin chaud
sans plomb chez Nicole, nous sommes redescendus jusqu'au Flon en
un clin d'oeil, et nous avons profité de la pluie pour écluser
discrètement deux bouteilles sur le parking.
Malgré tout, le plaisir
était une fois de plus des nôtres et le goût
de l'exploit sur nos lèvres.
La maxime du jour est donc:
"En essayant continuellement, on finit par réussir. Donc
plus ça rate, plus on a de chances de réussir."
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