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Une nouvelle saison de joies et d'effort a débuté
le 21 décembre 2002 par une toute petite ballade sur les
rousses avec un cours très intéressant donné
par Gérald sur les DVA et les sondes.
L'expédition de ce week-end
devait donc nous mener en haute altitude puisque nous nous sommes
rendus dans le haut valais, dans cette région où poussent d'étranges
arbres blancs en forme d'oreilles géantes. Départ sur une route
vaguement enneigée, pas beaucoup plus haut que les berges du Rhône
selon Gilles Délèze.
20 Randonneurs sur une
route, ça donne un peu une ambiance de départ de patrouille, le
soleil en plus ! Cette situation a donné lieu à une première dans
l'histoire du groupe randonnée : Nous nous sommes faits dépasser
par une voiture. Et pas une Jeep, non ! une Opel vectra ou quelque
chose d'autant fédéral Pourtant que la montagne est belle.
Notre groupe comportant
de plus en plus de jeunes mamans, nous devons nous adapter à cet
état de fait. Effectivement, à la première pause, il fallut improviser
un WC de campagne, avec une barrière rouge et blanche pour éviter
la bousculade et les situations embarrassantes. Arrivés à l'essoufflante
altitude de 1600m (c'est quand même le double de Grimisuat !), nous
avons enfin commencé à grimper dans les arbres. Ne nous méprenons
pas, en jargon technique, ceci veut dire que nous avons pris de
l'altitude sur une pente parsemée d'arbres. Qu'alliez-vous imaginer
?
Parvenus au sommet de
cette forêt lâche qui ne nous lâchait pas depuis le début, nous
découvrîmes Obern. Riante et bucolique bourgade patrie, nous l'apprîmes
plus tard, d'Erica Tschudi. Un p'tit coin d'paradis sans le p'tit
coin d'parapluie. Des mayens recouverts de neige et baignés de soleil
loin de l'agitation de la plaine. Mais il n'est pas dans l'esprit
du groupe randonnée de se laisser bercer par les charmes d'un lieu
de passage. Notre objectif se trouve plus haut et notre ambition
aussi.
Sur le sommet tant convoité
(que nous avons fini par atteindre) se trouvait une station météo.
D'ailleurs si vous allez relever les données météo de la Hörlini
de ce dimanche 19 janvier 2003 voici ce que vous obtiendrez sûrement
:
Direction du vent : N-E-S-O
Force du vent : tempétueux
à faible
Nébulosité : douteuse
Qualité de l'air : Vague
odeur de jambon et de viande séchée
S'en suivit comme d'habitude
la descente. Nous sommes rapidement arrivés dans un boardercross
géant parsemé d'arbres. Vous imaginez le plaisir qu'on y a pris
?
Imaginez...
Je suis pas sûr que vous
y soyez parvenus, mais on va quand même continuer le récit parce
qu'après la route forestière (théâtre d'ailleurs d'une petite course
de la mort qui tue) nous avons fait une photo de groupe devant un
talus d'herbe. Jusque là rien d'incroyable si ce n'est qu'après
la photo a eu lieu un départ en masse pas piqué des vers. Imaginez
un talus herbeux au sommet d'un pré vaguement enneigé avec, au fond
de l'entonnoir un sentier pédestre lui-même revêtu de neige, de
glace voire d' aiguilles de mélèzes uniquement. Eh bien tout ce
qu'il faut dire c'est que tout le monde est encore en vie, même
le petit enfant que ses parents promenaient tranquillement dans
une luge au bas d'un talus de terre et d'herbe et qui a faillit
se prendre un François sur la tête sans comprendre comment.
A partir de là, deux
écoles : y'a ceux d'la route et y'a ceux des prés. Ceux de la route
on bien ri de voir ceux des prés et ceux des prés ont bien ri de
voir François essayer de carver sur l'herbe.
Une belle sortie de plus
à l'actif de notre club et un grand merci à Gérald et à Nicole à
qui on souhaite tout de bon pour son cours de guide et aussi au
GO Stan pour l'organisation de la ballade.
Note technique sur
les coefficients de frottement
n(glace) < n(neige) <
n(aiguilles de mélèze) < n(pré)
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