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En guise d'avant dernière
course de la saison, nous nous sommes attaqués à la Grande Lui (mon
correcteur grammatical me propose grand lui ou grande elle, je ne
sais si je dois le croire) Gérald ayant trop à faire avec ses pompiers
céda le pas à Xavier auquel nous-mêmes emboîtèrent le pas.
Nous partîmes sans nous
fouler d'une belle foulée de La Fouly. Profitant de la rivière semi-enneigée
pour nous rafraîchir, nous progressions tranquillement dans un décor
magnifique, au pied du Dolent (qui a décrété que les montagnes n'avaient
qu'un seul pied? Pourquoi ne dit-on pas aux pieds du Dolent. Bref…)
C'est en commençant la
montée proprement dite que nous entrâmes dans le désormais traditionnel
"four" de la course. Grosses suées et ralentissement de rigueur.
Heureusement, le vent vint nous faire la bise (ou la bise vint nous
faire du vent, c'est selon [oui, j'utilise beaucoup les parenthèses,
mais je sais aussi utiliser les crochets]) et nous rendit la montée
plus agréable. A partir de ce moment, nous vîmes la cabane qui se
cachait du mieux qu'elle pouvait mais nous avons tous fini par la
voir et, vers 14h30, nous avons fini par l'avoir.
Arrivée en fanfare de
chien, Saia nous a accueilli de ses aboiements - oui Sophie il est
gentil le chien. Nous avons fait connaissance de la magnifique cabane
de l'A neuve et de sa gardienne Tatjana. L'après-midi fut plus qu'agréable,
chacun vaquant à ses activités : sieste, enculette, pêche au crampon,
mangeage de röstis, chasse aux chocards. Cette dernière activité
n'étant d'ailleurs pas du tout du goût de Tatjana.
Pierre se mit ensuite
à nous offrir un concert de Susaphone des alpes à
l'aide du récupérateur de cannettes d'alu. La gardienne
fut agréablement surprise de l'utilisation musicale de sa
poubelle.
A l'heure du souper,
nous avons pu nous régaler d'un excellent repas ponctué par un gâteau
offert par Bernard et par procuration. Cette pittoresque soirée
fut d'ailleurs égayée par quelques évènements d'agrément
divers: le Lagavullin de Joëlle, la quinte de toux de Xavier, la
mollesse des matelas.
C'est au moment de se
coucher que Pierre se rendit compte qu'il avait oublié ses
boules Quiès et que dans un dortoir de 20 adultes il y a
forcément un (ou une) ronfleur. En bon Saint Martin, Stan
lui offrit de couper en 2 les siennes. Une fois le partage effectué
et lesdites boules installées, Pierre s'enquiérit
quand même de savoir si quelqu'un avait un tire-bouchon pour
les retirer.
Le lendemain, peu après
un départ à couteaux tirés, Xavier eut rapidement la tête dans le
cul, mais ce ne fut qu'un mauvais passage et le reste de l'ascension
ne fut qu'une ballade. Nous vérifiâmes rapidement que le sommet
était bien au sommet puis nous allâmes manger un peu plus bas (je
sais pas si vous avez remarqué, mais j'ai eu un prix de gros sur
les accents circonflexes).
La descente ne fut pas
historique, mais on a quand même profité pour s'amuser un peu. Le
traditionnel "verre sur la terrasse" fut accompagné du non moins
traditionnel "serveur mou-du-genou peine-à-sourire" Nous nous quittâmes
néanmoins dans la bonne humeur et la rigolade.
Merci donc à Xavier pour
la qualité de son "guidage" et à Stan pour l'organisation logistique.
Pub copinage:
http://www.montagne-loisirs.ch
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