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Il faisait chaud, beaucoup
trop chaud pour aller se griller dans les pentes sud de la région
du Sanetch. C'est donc vers la pointe de Masserey que nous nous
sommes tournés. Décidément, le val d'Hérens
est bon à tout faire. Ce ne sera ni Claude ni Sophie que
me contediront...
Donc, en route depuis les mayens
de Mase pour une belle montée de 1200m dans la fraîcheur
matinale. Rapidement, le soleil se lève sur Hérémence
pour le plus gand plaisir de Sophie qui espère voir briller
ses couteaux sur la rive d'en face. Hélas, ils seraient tellement
plus utiles sous ses skis. Il semblerait que le carburant principal
de Caroline soit le lait condensé, mais comme on ne sait
pas s'il est considéré comme un dopant par la LMD
(pas Lugon-Moulin Délèze, mais Ligue des Montagnards
du Dimanche) tout le monde feint l'indifférence et on continue.
Arrivés en haut de l'Arpetta,
on découvre le vallon de Réchy avec son fameux lac
du Louché. Arnauld écrase une larme. Sur le sommet
de l'arête, on retrouve le terrain (merci le vent) et Sophie
manque de justesse de plier ses couteaux sur le rocher affleurant.
Heureusement, ils n'étaient pas sous ses skis. Après
une brève pause ou l'on s'est remémoré la sortie
à la vallée blanche de la veille, on s'est remis en
route vers le sommet.
Le long de l'arête qui
mène à la pointe de Masserey, Arnauld déclanche
une grosse coulée de neige dans un couloir ouest. Gérald
décide de faire demi-tour et nous ramène tous en sécurité
sur le même rocher qu'auparavent. Là c'est une belle
ripaille en pein soleil qui s'en suit. Johan peut à loisir
admirer les courbes qu'il a tracées la veille sur le Wildhorn.
Et puis vint l'heure du dessert:
la descente!
Un régal de 1000m sur
une neige dure juste décroûtée en surface. Ca
se passe de commentaires.
Sauf... sauf que dans ce régal,
Romain trouve le moyen de se distinguer en perdant un ski. Ski que
d'ailleurs rien, ni stopper ni lanière ne retenait. Ce qui
fait que tout le monde avait les yeux tournés vers le fond
de la vallée pour voir si le ski irait ou non jusque dans
la Borgne! Bon les dieux furent cléments comme un Bonnet
et offrirent au ski de se renverser et de tomber sur la fixation
environ 10m plus bas. Décidément, on ne prête
qu'aux riches.
Arrivé dans les mayens,
on a pu saluer les chiens qui ont mordu Sophie à la montée
et accepter l'invitation de Claude au carnotzet. Cotzette beach,
ca vaut la peine! A défaut d'une verticale de Whisky de plus
de 25 ans d'age (carême oblige) on a dégusté
une petite arvine et une amigne pas piquées de hannetons.
Merci encore à Gérald pour la belle course à
Stan pour l'organisation et à Claude pour la réception.
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