|
Nous devions aller visiter le musée de la Sasseneire, mais
il n'y avait, parraît-il, pas la bonne exposition, alors on
a du aller voir le dentiste de Morcles pour savoir comment allait
la petite à Serri. D'après ce que j'ai compris...
Une fois rendus à Ovronnaz,
nous avons payé pour nous économiser les jambes (comme les vrais).
ça nous a coûté 2 centimes le mètre de dénivelé. C'est pas grand
chose pour le plaisir de voir suer les autres depuis le télésiège.
Nous avons donc mis les
peaux à Euloi, dans la cuvette du lac sans fond qui, paraît-il résurge
à Saillon au milieu de la piscine. De là, nous avons grimpé sous
le col de Fénestral. Jusque là pas d'histoire, si ce n'est que c'était
jour blanc (est blanc c'est le prénom, pas comme les ayentots) En
soit, rien de dramatique puisque durant la semaine précédente nous
n'avions pas vu un seul nuage et que nous ne devions pas en voir
plus durant les deux semaines suivantes. Je crois que dans ces cas-là
on dit "chance avec le temps". Surtout pour Olivier qui lui a du
supporter le stratus pendant toutes ces semaines et qui comptait
sur son escapade valaisanne pour faire un peu de photothérapie.
Bref, nous avons continué
notre petit bonhomme (de neige) de chemin à travers les lapiés pour
atteindre notre but: la Carie de Morcles (je suis pas sûr
que ce soit l'appellation officielle, mais c'est Stan qui me l'a
dit tel quel). Là le ciel nous accorda de nous rendre compte que
nous étions en couleur et non en nuances de gris (c.f. photos).
Ce qui nous permis de faire "péter" deux bouteilles pour fêter cette
difficile ascension.
Nous attendîmes cependant
la première pente plein sud de la descente pour croquer la morse.
Il fallut ensuite remettre les pô mais le jeu en valait la chandelle:
la descente de Tita Serri. Pour s'en rendre compte, je vous propose
une petite expérience: prenez une mouche, collez-lui des petits
skis aux pattes et enfoncez-là dans un pot de crème fouettée. La
visibilité n'est pas très bonne, mais on s'en fout tellement la
neige est bonne, on n'a pas besoin de voir quoi que ce soit.
De là, il fallut pousser
(c'est qui qui a choisi l'itinéraire?) pour pouvoir descendre en
freeride un petit vallon ou, pour les losers, reprendre les installations
et descendre sur les pistes.
Dernière anecdote: la
larme à l'œil de Stan lorsqu'un "solide gaillard" vint lui faire
des compliments sur la bande d'alcooliques qu'il arrivait à déplacer
plusieurs fois par hiver dans des bistrots autant typiques que la
"Pension d'Ovronnaz". Merci donc à ce GO ainsi qu'à Gérald épaulé
pour l'occasion d'Esther, elle-même coachée de près par Jérôme..
|