SKI-CLUB GRIMISUAT-CHAMPLAN
L'Oldenhorn (3122 m.)
Guides: Gérald Responsable: Stan
La clique:
Olivier Blandin, Philippe Balet (phiphi), Johann Savioz, Anne-Valérie Vuigner, Pierre Schupbach, Romain Roduit


Cette fois nous ne sommes que 8, et nous partons pour deux jours... Il y en a donc de ces choses à raconter. J'ai même du prendre des notes pour ne rien oublier!

Comme nous avons 90 chevaux de moins que les motoneiges, nous avons du partir peinards, surtout qu'au programme, nous avons 1200m de montée le 1er jour. Peu après Glarey nous sommes entrés dans le four. Un soleil printanier qui mit Stan de riante humeur et l'incita à continuer en slip. Après bien des remarques, il consenti à remettre son pantalon pour ne pas trop choquer Anne-Valérie.

Après avoir traversé un pont-où-il-ne-faut-pas-tomber nous avons du faire une pause-dîner pour observer les hélicoptères. Gérald en a profité pour sortir son GameBoy et ne l'a plus lâché jusqu'à la cabane sous prétexte qu'il lui indiquait la route à suivre. Et puis quoi encore?

Bref, nous avons ensuite conquis la Tête Noire (2451 m.) qui, malgré son nom, n'est pas une tête (c'est une montagne) est n'est noire que d'un côté. Elle nous a surtout permis de quitter BogetLand l'espace de 30cm. L'autre avantage de cette ascension, c'est la descente à ski avec les peaux. Nous avons pu observer les différents styles: sorcière (Gérald), sorcière latérale (Johann), sans freinage (Pierre), décontracté (Stan), et tous les autres ont essayé de s'en sortir sans trop de mal mais avec pas mal de peine.

Puis ce fut l'arrivée à la cabane (prédite au mètre près par le GameBoy de Gérald). Un accueil chaleureux dans un réfectoire bien chaud. L'occasion de faire passer à la trappe quelques carêmes sous prétexte que Dieu ne nous voit pas dès qu'on dépasse les 2000m. Enfin, on se justifie comme on peut et on règle ça avec sa conscience.

La citation de la soirée: "A pied ou à moto le plaisir est le même".

C'est à peu près à ce moment que les Frigor noirs de Pierre font leur première apparition en discrétion. Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'à ce que le premier client au "petit besoin" ne revienne frigorifié et plein de cristaux au fond du pull. L'angoisse a encore augmenté d'un cran après un coup d'oeil dans les dortoirs. C'est une nouvelle qui a jeté un froid dans notre groupe: il ne fera pas plus de 5°C pour dormir. Un petit mot rassurant de la gardienne:" De toute façons, vous avez pris les sacs de couchages!" Ben non, justement pas!

Gérald propose de se la faire à l'ancienne: lutter contre le froid à grands renforts de goutte. Quitte à tituber le lendemain et à compromettre notre course. On va plutôt faire face à grands renforts de couvertures savamment pliées à la mode de Stan. Et finalement la nuit se passe bien pour tous. Tellement bien que personne à part Romain n'a entendu sonner le réveil. Phiphi s'est fait dépuceler en douceur pour sa première nuit en cabane.

Au déjeuner, pour nous mettre tous de bonne humeur, Pierre nous avoue que son nom de famille c'est Schüpbach... Un Umlaut qui a peur du ridicule semble-t-il. Irrité de nous rires, il s'engloutit 6 tartines.

La montée vers le col de rien du tout s'est faite peinard et la grimpette de l'Oldenhorn aussi. On a juste été un peu dérangés par le panorama qui ne nous laissait jamais nous concentrer sur nos skis. Au sommet on a fatté comme des bons vivants. Deuxième apparition des Frigor noirs accompagnés d'Apollinaire. Descente dans de superbes pentes-où-il-ne-faut-pas-tomber dans du "juste décroûté" pile poil.

Une chute de Phiphi, une apparition des Frigor et quelques "poussages" plus tard, on a pu bien s'éclater dans des pentes halfpipiques qui se prêtent bien également au jump. Comme quoi la rando sait aussi être fun! Quatrième apparition des Frigor. On commence à connaître Apollinaire par coeur.

Le reste de la descente fut mirifique et ludique, surtout pour Pierre qui fait des sauts freesyle. Si vous avez lu jusqu'ici, c'est vraiment que vous avez le moral parce que c'est une sacrée tartine, mais je vous rassure, c'est fini. Après les félicitations du jury pour Stan et Gérald qui nous ont si bien coaché et guidé.

P.S. Sur le parking Pierre à refourgué le reste de ses Frigor personne-n'en-veut. On ne cite plus Apollinaire.