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Et en route pour une nouvelle saison de peau de phoque qui promet
d'être du plus haut niveau. Le premier record de l'année
tombe avant même de quitter le charmant parking de l'Aminona.
Comme vous avez pu le constater ci-dessus, nous étions 24
au départ de cette course. Ce qui fait, ma fois, un beau
troupeau.
Troupeau qui méritait
d'autant mieux son nom qu'à travers les alpages notre ski-club
n'avait rien d'aligné au sens militaire du terme. Le mot
se rapprochant le plus pour décrire notre manière
de progresser serait: stabulation libre. Le tableau n'étant
pas mieux une fois sur la route des caves du sex... Heureusement
pour l'esthétique, nous arrivâmes sur un bisse qui
nous canalisa plutôt bien. C'est seulement ensuite que nous
avons commencé à prendre réellement de l'altitude.
Heureusement parce que
nous voyions le sommet presque depuis le début et que de
suivre les routes et les bisses ne nous donnait pas vraiment l'impression
de nous en approcher. Bref, quelques conversions hasardeuses et
600 mètres plus haut, nous sommes tous arrivés au
fameux "Col de la Roue". Je dis tous parce que j'ai subi
des pressions de la part de David, soucieux de laver l'affront fait
à son honneur à la cascade.
Là, nous avons
croqué un morceau et posé pour une magnifique photo
de croupe. Le seul point sombre étant que notre intimité
n'était pas absolue en raison de 2 amoureux présents
au même moment sur le col. Cela ne nous a pas empêché
de fêter l'anniversaire de Stan Lugon-Moulin, pas tout à
fait apte à apprécier son gâteau. Pierre de
son côté ne pouvait qu'essayer de glisser à
qui voulait l'écouter que son anniversaire à lui c'était
la veille. Rien à faire, Stan lui avait volé la vedette.
Puis, vint l'heure des
pirouettes, des pleurs et des grincements de dents. Je veux parler
de la descente, vous l'aurez tous compris. S'il y a une comparaison
que nous pourrions utiliser pour décrire la scène,
ce serait quelque chose comme une horde de pachydermes trop lourds
pour ce que leur piètre habileté leur permettrait
de gérer. On a quand même pu observer quelques plantés
du Biner (alors que c'est le bâton qu'il faut planter), un
ou deux équarrissages et quelques autres chutes sans gravité.
Seule une élite
se jouait des difficultés au grand dam de l'amour propre
de tous les autres. Mais, ceux-là, on ne les regardait même
pas. Juste pour les frustrer. Et quand il tombent comme Stan Bétrisey,
il disent "Je suis pas tombé, j'ai posé les fesses".
Et comme on dit toujours
chez nous: "après l'effort, le réconfort".
Ce réconfort là avait une casquette, un visage et
un nom. Le visage, vous le connaissez et le nom est Georgy Savioz.
Il nous a accueilli devant son chalet à grands coups de bouillon,
vin chaud, thé. saucisson en croûte et cake. En plus,
nous avons pu profiter du coup d'oeil exceptionnel dont profite
la pelouse (l'enneigement faisant plus penser au mois de mai que
janvier).
Puis vint l'heure de
la recherche Barryvox, et comme chaque année, on n'en perd
pas, mais on n'en a jamais trouvé non plus. Je me demande
bien à quoi ça sert tout ça.
On s'est tiré
une petite bourre pour le fun: sur la glace et dans les cailloux
pour David. Résultat: 1er Pierre Schupbach, 2eme Gilles Délèze
et 3eme Romain Roduit (qui est monté de justesse sur le podjum).
Et voilà déjà le moment de se quitter... En
n'oubliant pas de remercier Stan pour l'organisation, Gérald
et Raphaël pour le guidage et l'instruction et aussi bien sûr
Georgy pour son accueil généreux et convivial. A bientôt
pour de nouvelles aventures.
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