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Cette course fut un affrontement
entre les dieux de la poisse et notre groupe super motivé. En effet,
après un éboulement, une grippe, des peaux à négocier, notre caravane
put enfin se mettre en route sur le glacier d'Argentières : magnifique
région où des voies glacières mythiques sont à quelques enjambées.
Sous un ciel bleu azur,
l'idée de s'arrêter à la cabane pour se taper une bonne bière courrait
dans nos esprits alors que nous marchions à peine depuis trente
minutes. Après un virage à 90°, négocié avec douceur, nous voilà
à l'assaut de cette fameuse loc du trou noir. Nous avions le plus
souvent nos yeux tournés vers des couloirs vertigineux où des skieurs
s'élançaient dans des descentes d'enfer.
Le col approchait à
petits pas mais la soif et la faim commençaient à se faire sentir.
Il faut dire que la montagne s'est négociée dès 10 heures, bande
de bourges. Une fois les saucisses, fromages, pain de seigle, nourriture
pour oiseaux… rangés dans notre sac, nous repartions pour la dernière
demi-heure. Le col atteint, moult bises baveuses envahirent nos
joues (slurp !) Et sous le charme de Nicole, la descente fut amorcée.
Une véritable papeterie,
où nous avons goûté au meilleur carton des Alpes. Juste cassant
à souhait… Et la verrée tant attendue arrivait enfin. Sous un accueil
des plus chaleureux, la gardienne de l'espace refuge (terme français
à la mode) nous proposa même de nous détacher les chaussures, extraordinaire.
Stop, 0,5% … après les croûtons, voilà la soupe qui nous attendait
avant de déraper sur le fromage des pistes d'Argentières.
Magnifique journée qui
se termina autour d'une bonne crêpe au chocolat et d'un verre d'arvine
offert par l'hôpital de Martigny. Et encore une fois, les dieux
de la poisse allaient frapper les bourses, non pas des garçons,
mais d'une fille (mutation génétique peut- être). Notre pauvre aspirante
a risqué en effet de rentrer chez elle à pieds et sans un sou. Comment
aurait-elle pu payer le chauffeur du trax qu'elle avait engagé dès
7 heures un dimanche matin…
Merci à nos deux guides
pour nous avoir fait découvrir une région alpine magnifique. Et
à la prochaine pour notre sortie au Trifthorn !
Note du Webmaster: Je sais pas comment fait Vincent pour faire
des loufoqueries du style "porter un caillou de 15Kg dans son
sac jusque presque au sommet" sans que Stan ne le mentionne
dnas son récit. Ca pue le copinage...
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