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"Extrême, toujours plus extrême"
John B. Hakinston
Cette fois, on est parti pour un périple hors
du commun... Tout a débuté lors de la sortie au Mont
Blanc du Tacul, quand Caroline et Sophie ont trouvé tellement
romantique les petites tentes perdues au milieu du glacier. Vous
en voulez? vous en aurez!
Donc, c'est le coeur vaillant que Gérald a
mis sur pieds une sortie aux pointes de Tsavolires avec nuit sous
tentes à l'Ar du Tsan. Bien lui en pris, parce que 14 courageux
ont répondu présent. Il a même fallut organiser
une "réunion de coordination" suivie, pour les plus téméraires,
par une nuit d'initiation aux crêtes.
L'entraînement, c'est bien beau, mais quand
c'est pour de vrai, c'est différent: on s'est retrouvé
au Crêt du midi dans un bon vieux brouillard de chez brouillard
avec un sac monstre lourd (Cette phrase illustre le parlé
jeune.) La descente des Arzechons fut épique. Sophie, pourtant
maîtresse de bricolage n'a pas réussi à faire
façon du carton et s'est retrouvée "a botzon". Stani
LM quant à lui préférait cueillir les morilles
sous les sapins... Bon gré mal gré, nous avons pu
atteindre la route qui mène à l'Ar du Tsan (2184),
notre lieu de villégiature. Suivre la route fut une ballade
de santé. Mais avec le raffut que l'on faisait, on n'a pas
risqué de voir des animaux. De toutes façons, on n'est
pas là pour ça!
Après un bon casse-croûte ('faut pas
charrier, on a marché plus d'une heure) il s'agit de monter
le campement. Heureusement qu'une fois arrivé sur les lieux,
le responsable du camping nous a montré nos places avec son
boguet. Une fois les places attribuées, chacun y va de sa
manière: Gérald expérimente la tente à
deux pattes et Markus préfère disparaître sous
la neige:
Un campement exemplaire... Pour ne pas perdre la
main, ou plutôt le pied, nous entreprîmes de monter
au col de cou (2528 m.) pour voir si le brouillard y était.
OK, tout va bien, le brouillard y est. Lors de la descente, Anne-Laure,
qui n'attendait que cela pour s'en acheter de nouvelles, profita
pour casser ses lunettes. Puis, vint enfin le moment tant attendu
du souper. Ah! La vie sauvage, faire cuire le produit de sa chasse
sur un feu improvisé... Non, je rigole, c'était plutôt
les Quick Lunch sur le réchaud, nettement moins romantique,
mais plus efficace.
En fait, les menus étaient très variables.
En voici un aperçu: Pasta pronto, Asiatic Nuddle, quick soup,
polenta au Gala, polenta au lard, et même nouilles "La Chinoise"
pour Arnauld qui, après une heure de tentative de cuisson
dut servir à ses invités des pâtes "Al canine"
(ce qui veut dire plus qu'al dente). S'en suivit une joyeuse veillée
où bâbord ne gueula pas forcément plus fort
que tribord, mais où les -10C eurent raison même des
plus vaillants.
Pour ce qui est de la nuit, elle se passa de manière
très différente pour chacun. Citons quand même:
quelques téméraires qui sortirent aux toilettes (Olivier,
Céline), quelques ronflements (...), le retour de Gérald
dans la tente qui, après avoir rêvé être
sur un tapis volant en eut marre du vent qui faisait chanter sa
couverture de survie, les quelques heures d'insomnie d'Arnauld qui
pensait bien faire en versant du thé chaud sur ses chaussettes
(la sensation de bien-être fut de courte durée) et
tous les autres pour qui la nuit se passa plutôt bien.
Le lendemain matin, le réveil fut difficile.
Quand on est bien dans son sac (et même si on n'est pas très
bien) c'est relativement difficile d'en sortir pour mettre un pantalon
comme du carton et sortir le museau dans l'air vif de matin. Certains
déjeunèrent bien, d'autre moyennement et certains
pas du tout (comme une vague sensation de nausée...).
Puis ce fut le départ avec un seul but: marcher
jusqu'au soleil. Et il n'est pas si proche ce soleil. Il fallut
bien une éternité pour l'atteindre. Romain, qui ne
tenait déjà pas debout et qu'on savait jamais où
il était tellement il était pâle sur la neige,
réussit encore à perdre une peau au passage dit de
La Tine. Mais, au soleil tout alla mieux pour tout le monde et surtout
pour lui. A croire qu'on aie besoin du soleil pour vivre...
Les pointes de Tsavolire c'est pas si loin de l'Ar
du Tsan, on peut dire: c'est à 2h30 de marche plus ou moins
2h. Bref, nous on était plus proche des 4h30. Mais au sommet,
la récompense est toujours à la hauteur de l'effort
accompli. Ils ne peuvent pas comprendre ceux qui ont marche 30min
depuis les installations de Grimentz.
Et la cabane des Becs de Bossons fut la bienvenue
pour beaucoup de monde. On y consomma avec plaisir rösti, pic-nic
etc. Dans une ambiance bon enfant.
La descente fut au début une partie de plaisir,
puis de moins en moins, ne serait-ce que par le fait qu'à
partitr de l'Ar du Tsan tous les sacs étaient vaguement lourds.
On peut quand même apprécier la diversité du
parcours: poudre - neige soufflée - montagnes russes - vernes
- route - piste de bob gelée. Que personne ne vienne dire
que les sorties du ski-club sont monotones! En tout les cas pas
Olivier qui, pour mettre à l'épreuve notre aspi a
discrètement cassé sa fixation dans les vernes. Alors
le test est passé pour Markus parce qu'Olivier a pu skier
comme si de rien n'était jusqu'aux voitures sur la route
d'Iravers, c'est à dire 1000m. plus bas.
Le résumé de la sortie serait le suivant:
fatigué mais heureux!
Nos remerciements vont évidemment à
Gérald, à Markus et à Stan qui ont osé
organiser et assumer une telle expédition. Bravo les chefs!
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